Chapitre 5 deuxième partie

- Merci !
- Mais p
ourquoi tu ne t'en vas pas passer la nuit chez Flo ? me demanda Victoria pour la millième fois en entrant dans le vestibule.
- Parc
e que je suis privée de sortie à cause de ma note de maths ! En plus ma mère estime que je dois aider Etienne pour la soirée...
La
soirée... Ouais la fameuse soirée dont il parlait depuis des mois comme de la soirée du siècle. La soirée qui amènerais chez nous TOUS ses amis fils et filles de bourges et leur porsch garées dans la rue. La soirée pendant laquelle j'aurais dû fuir cette maison comme la peste ! Et j'y étais clouée -ironie du sort ?- par des coordonnées cartésiennes!!
Florent avait un dîner de famille, seule Vic s'était déclae ravie de venir me soutenir durant cette soirée et je l'en remerciait à chaque seconde ! Antoine était arrivé tôt. Je fus ravie de voir que j'arrivais à conserver l'air naturelle et joyeuse de celle qui s'en fou complètement. Je m'étais entraînée pendant 2 semaine devant ma glace...
- C'est quoi
le programme de la soirée ?
- On se bou
cle dans ma chambre et on tient le siège à coup de Midnight Cookie !
- Par-fait
!
- Annabelle !
- Q
uoi encore Etienne ?!
- Tu ne pourrai p
as ...
- Non ! répli
quais-je en claquant la porte
- Qu'est
-ce qu'il veut ? s'informa Vic en piochant dans ma pile de CD pour faire une séléction.
- Que je
fasse le videur à l'entrée parce qu'il a peur qu'il y ai du squat !
- il est g
onflé sérieux !
- Il pe
ut toujours courire...
Ding Dong.

- On non l
es voilà déjà ! m'écriais-je en attrapant deux grandes cuillères et les deux pots de glaces dans le congélateur.
Chapitre 5 deuxième partie
# Posté le mercredi 30 janvier 2008 18:18

Chapitre 5 troisième partie

La musique tait beaucoup trop forte.
-
Tiens, un peu de tectonik ta mère ! commenta Vic en secouant la tête
- Ou
ais je me disais bien aussi qu'ils ressemblaient tous à des dindes en pleine crise de spasmophilie !
- J'adore !
C'est la décadence quand même !
- On
est à court de glace... remarquais-je platement
- Tu veu
x que j'aille en chercher un autre pot ?
- C'est pas ra
isonnable ! tentais-je vainement
- on
s'en fou ! décréta ma copine en ouvrant la porte.
Le b
ruit fut assourdissant ! Je me réfugiais dans la fraîcheur nocturne du balcon de ma chambre.
- Oh lève
le siège ?
-
Dégage Antoine.
- Quelle
façon d'accueillir un de tes ex !
J
e parti d'un grand rire cristallin :
- Parce que
tu te considère comme tel ? C'est une blague ! Une erreure sûrement, une passade peut-être mais une histoire certainement pas !
Et en
prononçant ces paroles, pour la première fois depuis l'incident, je sentais que c'était vrai. Complètement vrai. Ce qui m'amena à penser que si mon sentiment était si faible, il n'existait peut-être tout simplement pas. cette pensée m'égaya et je me pris à sourire à cet enfoiré.
- Ta co
pine, elle a un copain ?
- Oui pourquoi ? demandais-je sans comprendre : Antoine et Vic ?
-
Etienne risque d'avoir des problèmes alors ! lança-t-il goguenard
Un horrible préssentiment me pris à la gorge. Je croyais avoir tout ressentit ces dernières semaine. Tout excepté ça ! Sans réfléchir je traversais ma chambre en courant, et dévalais l'escalier en direction de la cuisine.
Ils étaient là. Etienne et Victoria. En train de s'embrasser. Le regard d'Etienne croisa le mien. Comment décrire une douleur alors que l'on pensait avoir déjà ressentit ce qu'il y a de pire ? Cela me faisait tellement plus mal que la trahison d'Antoine que j'en fus terrfiée. J'allais mourire. Parce qu'au-delà d'une souffrance pareil, il ne pouvait y avoir que la mort.
- Je mon
te le pot. articulais-je d'un voix blanche que je reconnus à peine en attrapant la glace.
- A
nn !
La
voix d'Etienne ne fit qu'augmenter d'un cran la sensation de déchirement qui me martyrisait la poitrine. Je courais le plus loin possible d'eux. Le malheureux pot de glace me glissa des mains dans le vestibule. Les amis d'Etienne plus ou moins shootés et bourrés me regardaient comme si j'étais folle. Quelle importance ! je claquais le porte d'entrée. Mes pas prirent instinctivement la direction de la maison de Florent...à l'autre bout de la ville.


Chapitre 5 troisième partie
# Posté le mercredi 30 janvier 2008 18:43

Chapitre 5 quatrième partie

Combien de temps avais-je marché en m'insultant interieurement ?
Victoria, Etie
nne... Baptiste ? Tout à coup j'eus pitié de lui, après moi il avait eu droit à la tornade Vic... Un de plus. C'est vrai, j'aurais pu y penser, j'aurais dû y penser ! J'aurais dû me méfier, je savais que Vic adorais collectionner les garçons quels qu'ils soient. Et effectivement, ce n'étais pas ça qui m'avait le plus étonné ce soir. Ce qui m'avait frappé, choqué, c'était la violence de mes propres sentiments. Quoi ! Je prétendais savoir ce qui était bien pour Florent, je prétendais me mêler de ses sentiments alors que je n'étais même pas capable de m'occuper correctement des miens ou même de les reconnaître ! Ridicule !
Paris rayonnait de
tous les côtés. La tour eiffel de l'autre côté de la scène venait de commencer à sintiller, il était deux heures du matin. La mercedes noir a glissé lentement sur la chaussée et s'est calée sur mes pas. La vitre avant côté passager s'est baissée.
- Monte.
Je n'av
ais jamais eu autant envie d'obéir aun ordre. Mais je m'en abstint, l'image de la scène passée gravée comme au fer rouge devant les yeux.
- A
nn...S'il te plaît.
- Tais toi il n'y a que Florent qui a le doit de m'appeler comme ça ! criais-je brusquement.
Je détes
tais le son brisé et suppliant de sa voix à cet instant, c'était comme si ce n'étais plus vraiment lui. La Mercedes s'est arrêtée dans un crissement de pneus. J'ai continué d'avancer sans courire. Sa main s'est refermée sur mon bras.
- Lâche moi.
- Pas avan
t que tu ne m'ais écouté. Victoria...
- Laisse mon amie en de
hors de tout ça tu veux ! Je sais comment elle est et je sais qu'elle a un copain, c'est dégueulasse pour Baptiste c'est tout. Maintenant laisse moi j'ai promis à Florent que ja passerai.
Piètre excuse des plus... implausible ça se
dit ? En tout cas il ne fut pas plus dupe que moi :
- Arrête de raconter des bêtises. Je su
is désolé et je ne trouve aucune excuse à mon comportement...
- Ma
is désolé de quoi, on ne sort pas ensemble à ce que je sache... ou alors j'ai raté un épisode ?
Un silence assourd
issant s'est planté entre nous. Parce que je venais de mettre des mots sur la chose la plus évidente au monde ? Puis soudain il a lâché mon bras en déclarant :
- C'est vra
i. C'était juste que, je voulais que tu saches...
Je ne r
espirais plus, il ne me regardait pas.
- ... Tu sais quan
d tu as embrassé... Antoine...
J'étais
au bord de la scincope a défaut de pouvoir fournir des larmes.
- ... J'ai c
ru que j'allais devenir dingue.
J'aur
ais voulu dire quelque chose mais les sons restaient bloqués dans ma gorge.
- Je pensais que je te d
étestait, c'est vrai. Mais... quand j'ai entendu parler de ce Baptiste, ça m'a agacé. Quand Antoine m'a parlé de son "experience", je n'ai pas compris pourquoi cela me révoltais autant. Parce que je suis comme eux, il aurait visé quelqu'un d'autre j'en aurais ri aussi, je le sais, on ne change pas ce que l'on est. Mais quand je l'ai vu t'embrasser... Je me suis dit qu'après tout, mourire n'étais pas si mal si tout ce que j'étais capable de te faire c'était du mal...
- Etienne..
. mais je n'avais aucune idée de ce que j'allais dire et il m'interrompit aussitôt d'un geste de la main.
Il s'éloi
gna à grandes enjambée.



Chapitre 5 quatrième partie
# Posté le lundi 04 février 2008 15:57

Chapitre 5 cinquième partie

Il m'a fallu deux minutes pour réaliser que si je ne le rattrapais pas tout de suite j'allais le perdre. Définitivement. J'ai couru après lui et j'ai passé mes bras autour de sa taille. Sans me poser de questions, j'ai abandonné ma tête contre son dos droit. A ce moment je me suis aperçue que j'avais froid. Il devait faire 5 degrés et je n'avais pas pris de manteau en partant. La chaleur de son corps me réveilla complètement. Il ne bougeait pas, attentif, un rien crispé.
-
Ne pars pas. m'étranglais-je malgré moi
Sans faire un geste il a répondu :
- Je vais me retourner. Et je vais t'embrasser. Si tu ne veux pas, tu n'as qu'un mot à dire.
On ne peut pas décrire l'état intermédiaire entre mourire de désespoir et mourire de bonheur si ? Ou peut-être que c'est la même chose avec un autre nom en fin de compte...
Je n'osais pas croiser son regard. Du bout des doigts il a repoussé une mèche de mes cheveux puis ses lèvres chaudes se sont fondus dans les miennes. Comment raconter ? Je crois que l'homme n'a pas inventer de mots pour cet instant précis. Ce n'est pour lui qu'une illusion, un lambeau de fumée qui lui échappe dont il parvient seulement à deviner -à peine !- l'intensité. Mais je le vivais. J'étais en mesure de confirmer la théorie de Stephenie Meyer : l'amour décrit dans les livres et l'amour vécu, cela n'a absolument rien à voir ! Comment un livre pourrait-il expliqué cette sensation ? Sa bouche sur la mienne, nos souffles mélangés : un baiser sucré ? Un baiser tendre ? Un baiser passioné ? Avide ? Voyez la fadeur de ces mots ! Et pourtant...
Chapitre 5 cinquième partie
# Posté le lundi 04 février 2008 16:42

Chapitre 5 sixième partie

On est resté des heures à s'embrasser sur les quais de la Seine. A ignorer les gens, le monde et la vie. Blottie dans ses bras, je n'avais plus froid et de toute façon, j'étais prête à endurer n'importe quoi pour le garder près de moi. Je n'avais qu'une peur : me réveiller et m'apercevoir que tout ça n'était qu'un rêve. Quand la Tour Eiffel s'est illuminée pour la quatrième fois, Etienne a interrompu notre n-ième baiser avec douceur :
- On devrait peut-être rentrer... a-t-il chuchoté légèrement essoufflé.
J
e me suis sentie revenir à la réalité assez violemment. Victoria, Antoine... La petite bulle de bonheur a explosé. J'ai haussé les épaules en grimaçant, m'éloignant de lui a regret. Le froid mordant s'est fait sentir, j'ai tiré mécaniquement sur les manches de mon vieux sweat pour recouvrir mes doigts gelés en prenant bien soin d'éviter de croiser son regard. J'ai croisé les bras formant une barrière entre son corps et le miens.
-
Annabelle ! la violence de sa voix me fit l'effet d'une décharge électrique, ses yeux noisette plongèrent dans les miens et ses paumes se collèrent sur mes joues. Sa bouche s'est emparée de la mienne presque violemment. Pas un simple baiser comme les précédent, c'était presque désespéré, ça semblait vouloir dire tout à la fois : ne te fâche pas, tu compte plus que tout, tu es belle, je te veux, ne me quitte jamais, je ne peux pas vivres sans toi et surtout :
- Je t'aime. a-t-il déclaré d'une voix haletante sans lâcher ma tête, Et je t'interdit d'en douter, jamais.
S
ans avoir fait l'effort de m'en empêcher, je me suis mise à l'embrasser à mon tour sans aucune retenue. Entre deux baisers je trouvais le souffle de murmurer: "Je t'aime". C'était la première fois que je le disais à quelqu'un d'autre que Florent et je le pensais tellement fort que rien, absolument rien en cet instant n'aurait pu me faire dire le contraire.
Chapitre 5 sixième partie
# Posté le mardi 05 février 2008 13:45